Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 20:09

 

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Ô toi qui dors si peu, qui vis presque debout,

Qui n’as pour ainsi dire que très peu de tabous,

Tu séduis le bohème au fond de ta chapelle

En mélangeant la soul au blues du gospel.

 

De tous tes gratte-ciels aux bouches d’incendie,

Et de tes quartiers chics aux couleurs des taxis,

Tu es si familière, si jeune d’émotion,

Que nous avons pour toi tant d’élans d’évasion.

 

Du pont de Manhattan tu parais immortelle,

Tout en toi est lumière, artifice naturel,

Tu sembles tout connaître et tout apprivoiser,

Tu es ville lumière où l’on peut tout oser.

 

Et pourtant quelque part quelque chose a péri,

Une envolée cruelle de petits cœurs meurtris

S’est répandue très loin, aux quatre coins du monde,

En laissant comme trace une couleur immonde.

 

On arpente tes rues une larme à la main,

Pour ne pas oublier ce matin inhumain,

Où d’un bruissement d’aile en long cri arraché,

Tes tours ont succombé comme un papier mâché.

 

Mais toi ville lumière, amoureusement belle,

Tu t’es bien relevée de ce conte cruel,

Et quand je suis venue, que je t’ai enfin vue,

Toi New York City, oui, je t’ai reconnue.

 

Delphine Pisciotta ©

Par Elfine22 - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Mes Poèmes - Communauté : s'exprimer a traver les poèmes
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